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Presse - Fiche technique - Dossier pédagogique
On en parle dans la presse...
Laurence Bertels - La Libre Culture - 29 août 2001
"Jojo la vache" adopte un langage très clair. Chantée, dansée et contée, la disparition de la vache, attribut après attribut, rappelle que la vie s'en va aussi mais que la mémoire se transmet de génération en génération. Dans le ciel, la tache de la vache devient nuage, le pis soleil, les cornes croissant de lune pendantque la volaille continue à s'agiter et le monde à tourner. Joli message traduit aux petits dans cette adaptation rodée de Florence Laloy et Denise Yerlès, mère et fille à la ville comme à la scène, ravissement du jeune public (...)
Laurent Ancion - Le Soir - 25 août 2001
Mais ici on a d'abord envie de crier notre joie, face à des spectacles qui prouvent que parler, parler vraiment, fait grandir plus haut. Les tout petits spectateurs devraient ainsi se régaler de "Jojo la vache", où la compagnie Oz aborde avec une bonne humeur communicative le thème pas rigolo du tout de la mort. Chansons qui pétillent à l'oreille, jeu qui ne se prend pas la tête, fable qui séduit (...)
Laurent Ancion - Le Soir MAD - 12 septembre 2001
(...) trois interprètes évoquent la mort sans jamais tomber dans une ambiance d'enterrement. Au contraire le livre "Jojo la mache" d'Olivier Douzou prend ici des petits airs de joie naïve : poussée jusqu'au bout, elle gagne notre bonne humeur et devrait toucher les petits coeurs de beurre. La mise en scène de Francy Begasse revisite un genre qu'on croyait dépassé : l'interpellation directe et le regard droit dans les yeux. On y gagne aussi une poignée de chansons pétillantes, livrées par Philippe Laloy, présent en scène aux côtés de Florence Laloy et Denise Yerlès, narratrices de cette étonnante fable musicale.
Philippe Mathy - Le Ligueur - 19 septembre 2001
Inspiré du très beau livre d'Olivier Douzou (Ed. du Rouergue), Jojo la vache est une comédie musicale pour acteurs, instruments de musique, marionnettes et objets. Les thèmes les plus graves, la transmission de génération en génération et surtout la disparition, la mort, sont ici traités de manière si tendre, si douce, que ce conte se pose sur vos épaules comme une écharpe de soie naturelle pour les jours froids. Toujours on baigne dans la gratitude : je te rends grâce d'être, d'avoir été; je te rends grâce pour ce que tu nous laisses. Les adultes qui ont lu "L'Ingratitude" d'Alain Finkielkraut mesureront d'autant mieux l'importance du propos. Les chansons se suivent, facilement reprises en choeur par les enfants. Elles sont sucrées, il est vrai, mais le caramel n'est pas mou. Bonne idée de les avoir reprises sur un CD que l'on peut acquérir à la fin du spectacle. Un outil de plus pour l'école, pour les enfants qui veulent garder mémoire de ce qui passe.

- Prix de la ville de Huy -

Jean-Marie Dubetz (dossier réalisé pour "Pierre de Lune" CDJP Bxl, janvier 2002)
Un air de rien
Avec un titre aussi léger et amusant, on pourrait s'imaginer que les comédiens vont nous offrir un aimable divertissement, une histoire anodine. Qui ne connaît en effet un enfant dont le chat, le lapin ou le cobaye se nomme Jojo ou Juju? Ce diminutif si proche et si familier plaît et rassure. La pièce que vous allez voir joue également sur ce registre de proximité. Tout semble familier... et pourtant, au travers d'une histoire simple, c'est le thème de la mort d'un être proche qui est abordé. La grande réussite de l'équipe des comédiens est donc d'être parvenu à traiter de la vie et de la mort comme on raconte une histoire de tous les jours, avec des mots simples, quelques paroles joyeusement fredonnées et des images poétiques qui donnent envie de continuer à croquer la vie avec plaisir!
Comme un cadeau à transmettre
Jojo la vache est âgée. Petit à petit, elle va perdre l'un ou l'autre de ses attributs comme une tache, ses cornes ou sa queue... Au début, elle rechigne et comme la jeune fermière ou les autres animaux de la ferme, elle accepte mal cette idée de disparition. Mais quand elle se rend compte que sa corne laisse sa trace en devenant lune dans le ciel, sa vieille queue, étoile filante et son bon pis, soleil, bien vite elle finit par accepter. Elle devient philosophe et continue donc tranquillement sa vie dans son pré car elle sait que même diminuée, elle reste une paisible vache bien entourée par les cochons , canards et autres poules solidaires!

(...)La morale de l'histoire transparaît dans bien des images, des gestes ou des couplets : Vivre c'est donner de bonnes choses qui vont se transmettre... comme cette histoire.

Un thème d'actualité
C'est une mère qui se propose de raconter cette histoire à sa fille comme le jeune musicien la détient lui-même de son père...

(...)Cette histoire illustre fort à propos le thème du transgénérationnel. A l'heure des grandes réflexions sur la manière d'accompagner les mourants, Jojo la vache, comme un furtif clin d'oeil amical, apporte sa touche d'humanité.

Chanter la vie
Vive, c'est aussi chanter ce que l'on ressent. Accompagnés ou non d'instruments joués sur le plateau (flûte, violon, clavier...), les trois comédiens offrent une belle complémentarité de voix capables, grâce aux nombreux moments chantés, de souligner un propos, dédramatiser une situation ou amplifier une indispensable pulsion de vie. Mirliton, tambourin et clarinette sont au service de la musique de l'histoire comme les voix peuvent créer un décor sonore cocasse en imitant les cris de basse-cour.
Du minuscule au grandiose
La scène est dépouillée et près d'une grande toile de fond qui deviendra voûte céleste se tient une drôle de vache faite d'une table complétée de quelques accessoires allusifs.

Sur le grand dos de l'animal se retrouve un arbre et son bout de prairie bien clôturée, quelques petits animaux de plein air et les marionnettes de la fermière et de sa fille. Les manipulations de tout ce petit monde se font à vue et restent très sobres. C'est la voix surtout qui donne vie et les jeunes spectateurs comprendront tout de suite quand la fermière est la comédienne ou la marionnette. Par un beau jeu de lumière poétique, la nuit va s'éclairer et sans autre discours que les astres lumineux, ce ciel métaphorique se fera le reflet des bienfaits de cette brave vache nourricière qui a assez donné.

Jouer pour dire
La mise en scène, si elle n'a rien de révolutionnaire, est cependant par sa simplicité d'une rare efficacité. Avec un jeu fluide, sans aucun prêchi-prêcha et avec une belle dose d'humour, c'est un message d'amour tonique qui est communiqué. Sans réelle chorégraphie et avec peu de déplacements, les corps s'expriment cependant dans une gestuelle limitée mais porteuse de sens. Une grande complicité unit les comédiens et fait de ce petit conte musical une vraie petite oasis de bonheur où il fait bon de se désaltérer. (...)
Chantal Perpète/Prosper Boulanger - Les Parents et l'Ecole - nov/déc 2001
Le spectacle pourra faire l'objet d'exploitations pédagogiques dans plusieurs domaines comme l'éveil, l'éducation artistique (plastique et musicale), le développement corporel, la langue maternelle... Et puis aborder le thème de la mort et le faire aussi subtilement, ce n'est pas courant.
Deux témoignages de simples spectateurs, parents et grands-parents :
(...) Nos yeux sont emplis d'images tendres, cocasses, émouvantes, irrisées et poétiques, nos oreilles résonnent encore des mélodies, des rythmes "jazzy" et syncopés, des refrains entraînants et des jeux de mots qui font mouche! Quelle beauté, quelle profondeur de sentiments, d'expérience, d'authenticité singulière et universelle! Et combien tout cela est aussi extraordinairement évident, simple, accessible, léger, empli d'un humour et d'un rire qui témoignent d'une philosophie de l'existence autant que d'une générosité de la communicatin et de l'attention en public, et en particulier à ce public des tout jeunes enfants que vous comblez. Quel travail, derrière tout cela, quelle compétence et exigences professionnelles!

Pour tout cela, on vous redit - et c'est mieux parfois qu'il en reste trace, pour les moments futurs de doute!! - bravo et merci.(...)

Pierre et Annick

On était à la Montagne magique ce samedi soir, pour la représentation de Jojo la vache. C'est une magnifique oeuvre d'art, un conte philosophique où des adultes peuvent trouver, bien au-delà d'un regain de pureté enfantine et de la nostalgie qui va de pair, des idées confrontantes pour mûrir eux aussi. On pense notamment au thème de la transmission et des générations, à celui de la peur de la petite souris ("Mais que m'arrivera-t-il à moi?..."), à celui de la conformité ("une vache sans tache, c'est plus tout à fait...") et de l'individualisme ("Je suis toujours moi", semble répondre Jojo sans rien dire). Une oeuvre qu'on reverra volontiers car, comme pour les grands tableaux de maître, on sent qu'on peut y découvrir à chaque "rencontre" de nouveaux détails, de nouveaux angles de lecture.(...)

Vincent et Catherine

Chantal Perpète " Les Parents et l’Ecole " nov-déc 2001
Le spectacle pourra faire l’objet d’exploitations pédagogiques dan plusieurs domaines comme l’éveil, l’éducation artistique (plastique et musicale), le développement corporel, la langue maternelle…Et puis aborder le thème de la mort et le faire aussi subtilement, ce n‘est pas courant.
C.B. Paris-Mantes-Poissy 23 mai 2002
(…) " le but de cette œuvre chantée, dansée et parsemée de symboles astucieux et humoristiques est d’intéresser les enfants aux divers thèmes abordés : la généalogie, l’héritage familial, la composition d’une ferme et bien sûr la musique, qui occupe une place non négligeable. Un maximum de sonorités se décline durant la représentation au travers de compositions parfois enjouées, parfois graves. Avec en plus la touche comique indispensable (…) la pièce a transporté les gamins. Pédagogiquement riche " Jojo la vache " possède cette qualité rare d’autoriser le rêve aux enfants, la réflexion pour les adultes et de permettre aux acteurs de faire montre de toutes leurs qualités ".
Vers l’Avenir " 6/1/2003
" Jojo entre humour et tendresse "

A la fois tendre et enrobé de merveilleux, " Jojo la vache " joué ce dimanche à Huy aborde naturellement les thèmes universels de la vie et la mort.

Quel autre langage que la fable chantée aurait pu à lui seul exprimer avec tant de tendresse, de bonne humeur et de clarté un sujet aussi grave. Un thème aussi délicat de la mort, de la vie et de la transmission de mémoire ; Car la pièce " Jojo la vache " du Théâtre Oz " présentée ce dimanche au Centre Culturel de Huy en collaboration avec " La Ligue des Familles ", est plus qu’un spectacle pour enfants. C’est un hommage à la vie et à son éternel cycle. Une belle histoire qui se transmet de génération en génération, de mère en fille avec plusieurs thèmes sous-jacents : l’identité de sa personne, l’affirmation de soi, la naissance, le travail… et la musique pour entrer plus facilement dans ces différents propos. Car plus que de paroles, c’est de musique et de chants dont il est question dans ce spectacle. Histoire de dédramatiser une situation, d’alléger un sujet ou d’apporter fraîcheur et spontanéité.

Une belle histoire d’amour filial

" Jojo la vache " est donc une belle histoire d’amour filial entre une mère (Denise Yerlès) et sa fille (Florence Laloy). Une histoire qui raconte sur un ton enjoué et musical ce qui est inexplicable. La mort. Et comme toutes les belles histoires s’approfondissent en fables (pour sans doute y apporter un enseignement, voire une morale) la pièce " Jojo la vache " se construit progressivement. Progressivement au rythme des disparitions des différents membres de Jojo (pis, queue, cornes…). Et à chaque disparition d’un des membres (symbolisé par un instrument de musique), c’est tout un ciel qui se construit avec les traces persistantes de Jojo, la vieille vache. Quant aux comédiens accompagnés d’un musicien complice (ici, Chris Devleeschouwer) ils ont cette qualité de raconter la fable aux enfants tout en vivant physiquement les différents sentiments qui y sont contés ; humour, tendresse, bonne humeur mais aussi tristesse, angoisse et nostalgie. Des comédiennes dont la gestuelle fluide et enjouée n’a de cesse de surprendre et d’émerveiller le tout petit tout en le plongeant dans l’univers merveilleux de la fable chantée, mimée et jouée sur fond de rythmes, ritournelles, percussions et autres sons divers facilement repérables pour le tout petit.

Bref, tout un spectacle ! "

Vers l’Avenir - 6/1/2003
D’une émotion

Le thème abordé dans ce spectacle, on l’a compris, est celui de la transmission d’une histoire, de génération en génération. Ici, de Denise Yerlès à Florence laloy (mère et fille sur scène comme à la ville). Mais de quoi s’est nourri ce spectacle ? " C’est après la lecture de " Jojo la mache " d’Olivier Douzou qu’est née la pièce, explique Denise Yerlès, nous avons été émues l’une et l’autre par ce magnifique livre ". L’idée était ainsi amorcée avec cette envie de travailler ensemble. Restait à écrire le scénario et à déterminer ses différents aspects.

Le fruit de ce travail ? c’est " Jojo la vache "

" Communication "

Feuillet de liaison de la Plate-forme de soins palliatifs de Est-francophone n°21 déc.2002

Avec le cœur d’enfant gardé quelque part… j’ai pu apprécier l’histoire d’une vieille vache quittant " calmement " la terre pour s’envoler vers les nuages. Les acteurs, le décor, les chants, rendaient ce spectacle captivant pour les petits et les grands.

Et pour clôturer, tous ensemble, nous avons appris et chanté les comptines.

Sylvie Cession

Conte musical joué par la troupe du Théâtre Oz. La musique, le jeu des marionnettes et les voix appropriées racontent l’existence de Jojo, une vache qui arrive en fin de vie et transmet aux générations suivantes les valeurs vitales de la séparation, de la mort et du deuil. Ces sujets graves et profonds sont interprétés avec maestria par Denise Yerlès, Florence et Philippe Laloy.

Grâce à cette troupe, nous avons vécu des moments forts, sensibles et ô combien émouvants ! Pièce destinée aux enfants afin de les faire entrer dans la réalité de la perte d’un être cher . Nous les adultes, nous avons particulièrement apprécié la finesse des saynètes et la délicatesse des mots choisis : un vrai régal trop peu connu. Le jeu des différents instruments de musique fait de peu de choses est extraordinaire de trouvailles géniales. Exactement comme un enfant le ferait avec ses jouets…

Gisèle Bellefroid, pour l’équipe des Soins palliatifs de la clinique N-D des bruyères de Chênée